Présentation de la commune de Lens PDF Imprimer Envoyer

 

Commune de Lens (Valais/Suisse)

Comme blotties autour de l'église, les vieilles bâtisses du village de Lens témoignent de l'ancienneté de la culure de cette région. Lens est le chef-lieu d'une commune qui s'étage de la plaine à la montagne, du coteau de Flanthey à la station touristique de Crans-Montana

 

Film de présentation de la commune de Lens

 

 

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Les traces des origines de nos institutions remontent au 6ème siècle - familles et nomades se sont alors sédentarisés et ont fondé des villages - lorsque les Germains ont pris possession du territoire de l’actuelle Suisse alémanique et que l’Empire romain s’est effondré. Des villes à proprement parler ne se sont formées qu’au 12ème siècle.

Beaucoup plus tard, à la Révolution française (1789-1815), les cantons de Genève, de Neuchâtel et de Vaud ont supprimé les communes bourgeoises. La constitution helvétique, qui date de cette époque, ne prévoyait qu’un seul droit de cité uniforme et abrogea les anciennes pratiques relatives au droit traditionnel et coutumier des bourgeoisies. Cette nouvelle orientation ne dura que très peu de temps, puisqu’en 1799 déjà il y eut la restitution des droits aux anciennes communes bourgeoises, appelées aussi bourgeoisies. Dans ce contexte, les bourgeois furent obligés d’accueillir dans leur collectivité tous les citoyens helvétiques vivant sur leurs terres et de leur octroyer, au besoin, un soutien d’assistance publique en faveur des indigents. C’est là que se situe l’origine du dualisme communal (commune politique et commune bourgeoise).

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Ces structures se sont fondamentalement maintenues après la fondation de la Confédération moderne (constitution fédérale de 1848), en ce sens qu’il n’y a ni Etat unitaire, ni Confédération d’Etats avec des liens lâches, mais au contraire l’Etat fédéral, qui nous est familier, au sens de démocratie directe axée sur les droits populaires. Depuis lors, la Confédération représente le pays à l’extérieur, tandis que les cantons et les communes assument, conformément aux principes du fédéralisme, de grandes responsabilités dans le domaine de la vie intérieure.

Les droits civiques à trois échelons, c’est-à-dire du bas vers le haut, sont donc profondément enracinés dans notre culture en ce sens que les décisions sont prises là où l’on se connaît et là où l’on forme une véritable communauté. Cette solution est préférable à un « droit universel » de citoyenneté suisse » qui serait conférée par une autorité centrale. Cette forme bien établie de naturalisation fait non seulement partie intégrante de la tradition, mais a également un caractère de modèle pour l’avenir. En effet, il nous faudra dorénavant nous battre pour le maintien de ces structures, car tout ce qui est ancien ne doit pas forcément être remplacé par des nouveautés.

J’achève donc cette rubrique par une citation savoureuse qui convient parfaitement à nos corporations traditionnelles. « Il en est des hommes comme du vin : le temps ne s’arrête pas à l’âge de vingt ans ; au contraire, la qualité du « thé d’octobre » s’améliore avec le nombre des années. ».

Hans-Ulrich Fässler-Schönenberger Président de la Fédération suisse des Bourgeoisies et Corporations

Article tiré de « La Bourgeoisie Suisse » 1/97

 
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